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Marché des sites de rencontres en France en 2018 : Quels sont les chiffres ?

Au fil des vingt dernières années, depuis le lancement de ce type de service en ligne, le recours aux sites de rencontres et applications mobiles de dating est devenu pratique courante : près d’un quart des Français les utilisent. Les jeunes en sont particulièrement friands, les utilisateurs âgés entre 18-34 ans s’élevant à 40%, surtout avec des offres alléchantes ( découvrez l’offre meetic gratuit ). Voici un tour d’horizon en chiffres de ce phénomène social bien ancré parmi la population française.

Évolution de la fréquentation des sites de rencontre

26% des Français ont déclaré avoir complété au moins une fois l’inscription à un site ou application de rencontre. Il s’agit d’une nette progression, soit le double, depuis 2006, qui correspondait à l’époque à 11%. La progression s’est fortement accentuée depuis 2011, gagnant +10 points en 2017. Cela est attribuable à l’explosion récente du taux de smartphones (+56) et de tablettes (+40).

L’expérience « classique » effectué sur un site web s’élève à 22%, alors que la fréquentation sur mobile ou tablette est passée à 15%.

Cela débouche-t-il sur de « vraies » rencontres dans le réel ?

Contrairement à ce que prétendent ces plateformes dans leur marketing et publicité, une proportion importante d’utilisateurs n’obtient pas de rencontre : seulement une personne sur deux, soit 57%, serait parvenue à rencontrer quelqu’un dans le monde réel.

Les hommes hétérosexuels éprouveraient davantage de difficultés à effectuer des rencontres en réel, dans une proportion de 48%. Les utilisateurs masculins de 50 ans et plus ayant déclaré avoir des difficultés représentent 43%, ceux habitant en milieu rural, 41%, et ceux à faible capital culturel, 39%. Parmi les ouvriers, 51% obtiennent une rencontre, comparativement à 57% des hommes CSP+.

En ce qui concerne les femmes, 63% d’entre elles déclarent avoir réussi à rencontrer des utilisateurs. Ce pourcentage grimpe à 80% pour les femmes trentenaires. Chez les lesbiennes, cette proportion est encore plus imposante, avec 90%. À l’inverse des hommes, les femmes cadres ou diplômées de 2e cycle s’avèrent moins nombreuses à obtenir des rencontres par le biais de ces outils (52%).

Le point sur les comportements en vogue

Une étude menée par l’institut d’enquêtes et de sondages Ifop a révélé que ces espaces numériques favorisent une pratique sexuelle dite « récréative ». L’abondance de potentiels partenaires sexuels aurait un impact sur la psychologie, en particulier masculine, ayant pour effet de rendre caduque le désir de s’engager dans une relation exclusive.

Cette tendance n’est pas sans incidence sur un phénomène d’addiction. Cela donne lieu à l’émergence d’un modèle d’individus portés sur la drague, multipliant les partenaires sexuels, sans que cela ne débouche sur des relations de couple stables.

Un individu sur 6 ayant utilisé ces outils de rencontre a déclaré avoir eu l’impression d’addiction, et 13% indiquent avoir observé cette dépendance chez des proches. Le sentiment d’addiction affecterait davantage les hommes que les femmes. La proportion d’utilisateurs affectés serait plus marquée chez les trentenaires, avec 23%, dont 27% d’utilisateurs masculins, correspondant ainsi à 3 utilisateurs sur 10.

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